.L'écriture m'avait manqué. C'est vrai que je l'ai négligée, par faute de temps sûrement mais peut être aussi par peur de devoir me replonger dans ces pensées devenues trop douloureuses. C'est ainsi que j'ai préféré ignorer aussi bien mes sentiments que mes regrets. Ils me travaillaient déjà bien trop l'esprit, les exposer sur ce blog me paraissait trop difficile. Mais aujourd'hui, j'ai à nouveau envie de mettre des mots sur mes sentiments.
Par quoi commencer ?! Tellement de choses ce sont passées depuis un moi. Cela semble logique que je commence par parler du plus gros changement dans ma vie, celui qui a tout boulversé depuis mantenant presque trois mois. J'aurais tellement à dire à ce sujet... Tu me manques tu sais, bien plus que tu ne veux bien le croire. Je sais que tu ne comprends pas ce que je ressens et encore moins ma décision. Je suis également consciente du mal que je t'ai fait. Mais aujourd'hui, je ne regrette pas ce choix. Bien sur, je m'excuse et je m'en veux de t'avoir fait soufrir. Mais n'oublie pas que toi non plus, tu ne m'as pas épargné, que moi aussi j'ai versé des larmes et que moi aussi j'ai eu mal comme jamais. C'est vrai que je ne t'ai pas oublié, je l'avoue. Mais très sincèrement, je pense que je n'y parviendrais jamais. Tu as été le premier, celui qui m'a tout appris et celui que j'ai tant aimé. Pour la première fois, grâce à toi, je me sentais en sécurité quelque part et j'avais l'impression d'avoir un certain équilibre. Tu m'as fait oublier mes peurs et m'as donné de nouveaux rêves. Jamais je ne regreterais notre histoire. Tu m'as fait connaître le bonheur durant près de deux ans et pour cela, je te remercierais éternellement. C'est pour cela que tu resteras toujours gravé en moi, que tu feras toujours parti de ma vie malgré le fait que tu refuses aujourd'hui le rôle que je t'attribue.
Je comprends pourquoi. Tu as raison. Si l'un de nous deux n'avait pas mis fin à cette situation, elle n'aurait cessé de nous détruire. Mais cette décision m'a fait mal, vraiment. Je ne l'ai accepté que pour ton propre bonheur, même si tu as des difficultés à me croire à ce propos... Tu m'en veux, la confiance a disparu et je peux le comprendre. J'ai fait une erreur, je m'en excuse encore. Mais c'est vrai que j'étais faible, que j'avais besoin de quelqu'un à mes côtés pour tenter de combler ce vide que tu avais laissé en moi. Je n'peux pas réellement dire que je regrette, car grâce à lui, j'allais mieux. Il n'était pas toi, mais je m'étais attachée à lui. Ca doit d'ailleurs être cela la véritable erreur que j'ai commise. C'est allé trop loin, j'en suis consciente, mais j'en retire de nombreuses leçons. Aujourd'hui, ce qui est fait est fait et je n'peux que l'assumer.
J'espérais que tu n'entendrais jamais parler de ces histoires. Je culpabilisais déjà assez de t'avoir fait du mal, pourquoi a-t-il fallu qu'elles refassent surface ? Je n'ai pas encore la certitude qu'elle soit bien l'auteur de cette information, mais c'est vrai qu'aucune autre possibilité ne me vient à l'esprit. Si cela s'avérait être vrai, j'applaudirais cette belle preuve d'amitié faite à mon égart. Elle me repprochait mon silence, je lui repproche ses paroles.
Pour finir, je parlerais simplement de ces cris, toujours aussi audibles à travers les murs. Cela ne m'inquiète plus, j'y suis habituée. Mais je n'arrive pas à croire que, lui qui a été élevé par les mêmes parents que moi, puisse faire physiquement du mal à une personne qu'il dit aimer... J'ai peur, vraiment peur, quand j'entends ces coups suivis de ces pleures... Comment peux-tu lui parler d'amour après lui avoir fait subir la gueurre...?! Tu sais, on l'a traité de monstre quand elle t'a fait vivre ces horreurs. Mais aujourd'hui, quel rôle tiens-tu, toi ...?